Sénégal, la lumière des femmes

Ce matin sur la route sinueuse qui m’emmenait du Beaujolais à la Calade, j’écoutais un témoignage sur France Inter du soutien de grandes écoles et d’entreprises pour l’accès à l’éducation des femmes afghanes, malgré tout.

Et sans m’en rendre compte, je me suis retrouvée sur les routes caillouteuses et poussiéreuses du Sénégal à la rencontre de ses femmes qui découvrent tant : la ville, les téléphones portables, la place qu’elles peuvent prendre.

Il y a quelques jours, j’ai regardé ce magnifique documentaire. J’aime ces formats courts, ces rencontres, cette lumière que ça met dans ma vie de me sentir connectée à d’autres vies, d’essayer de comprendre, de me demander ce que je ferais moi si j’étais à leur place, de rire et de pleurer avec elles.

A regarder en famille, pour parler de la vie, être ouvert à l’altérité, développer son esprit critique, ne pas rester inactif… prendre sa place et trouver les mots pour s’affranchir.

Sénégal, la lumière des femmes sur Arte TV. Réalisation : Elise Darblay et Antoine Depeyre. France, 2023

Dans une région très isolée du Sénégal, trois femmes partent se former pour apporter l’électricité dans leur communauté. Tourné dans leurs pas, ce documentaire questionne subtilement le sens de la modernité et la place des femmes dans les sociétés peules.

À la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie, Néné vit dans un village peul reculé, sans école ni électricité, situé à plusieurs heures de piste du premier centre urbain. Alors qu’une ONG présente dans la région propose aux femmes de se former à l’énergie solaire, Néné décide de braver l’autorité de son mari pour participer au programme. Comme elle, Hawa et Aïssata quittent pour la première fois leur communauté et font l’expérience de la modernité dans une grande ville. Après quatre mois de formation, toutes trois reviennent dans leur village avec l’objectif d’équiper les maisons de panneaux solaires. En apportant l’électricité dans les foyers, le projet bouleverse en profondeur la vie des habitants. Mais il pousse aussi à Néné, Awa et Aissata à questionner leur place en tant que femmes dans leur mode de vie traditionnel.

Guillemette Écrit par :

Professeure documentaliste, passionnée par les rencontres et les projets qui émergent autour d'un café, je partage mes pépites : lectures, lieux, sons, mots, images et personnes.

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